There is an environmental framework embedded within the traditional principles of Islam Photograph Hassan Ammar

Déclaration islamique sur le changement climatique

Moins de quatre mois avant que les politiciens ne se réunissent à Paris pour tenter de négocier un accord international sur le climat, à l’occasion de la Cop-21, des savants musulmans ont souligné l’urgence d’agir contre le changement climatique.

Le Congrès Islamique International sur le Changement Climatique, élaboré par un groupe d’universitaires et de savants musulmans, accompagné d’experts internationaux de la politique de l’environnement, s’est tenu les 17 et 18 août 2015 à Istanbul. Les participants ont appelé les 1,6 milliard de musulmans dans le monde à réduire progressivement les émissions de gaz à effet de serre émis à partir de combustibles fossiles et à consommer, en lieu et place, de l’énergie produite à partir de sources renouvelables.

La lutte contre le changement climatique est un devoir religieux !

PRÉAMBULE

1.1 Dieu a créé l’Univers dans toute sa diversité, sa richesse et sa vitalité : les étoiles, le soleil et la lune, la Terre et ses communautés d’êtres vivants. Toutes ces créatures – aussi diverses qu’elles puissent être – reflètent et manifestent la grandeur et la miséricorde infinies de leur Créateur. De par leur nature, elles rendent gloire au Tout Miséricordieux tout en s’inclinant devant Sa volonté. Nous, humains, sommes non seulement créés pour servir le Seigneur de tous les êtres, mais aussi afin d’agir au mieux pour le plus grand bien de toutes les espèces, de tous les individus et de toutes les générations issues de la création divine.1.2 Notre planète existe depuis des milliards d’années et le changement climatique n’est pas en soi un phénomène nouveau. Le climat de la Terre a connu des périodes glaciaires, des épisodes hyperthermiques ainsi que des phases de sécheresse ou d’humidité en réponse à de nombreux facteurs naturels. La plupart de ces changements ont été progressifs, de sorte que les formes et les communautés de vie se sont adaptées en conséquence. Certains changements climatiques – catastrophiques – ont entraîné des extinctions de masse, mais au fil du temps, la vie a fini par s’accommoder de ces impacts, s’épanouissant à nouveau jusqu’à faire émerger les écosystèmes équilibrés que nous chérissons aujourd’hui. Les changements climatiques d’hier ont également contribué à fixer d’immenses réserves d’énergies fossiles dont nous bénéficions aujourd’hui. Paradoxalement, notre utilisation imprudente et à courte vue de ces ressources se traduit aujourd’hui par la destruction des conditions mêmes qui ont rendu notre vie sur Terre possible.1.3 Aujourd’hui, l’évolution du dérèglement climatique mondial diffère complètement des changements progressifs opérés tout au long de l’ère la plus récente, le Cénozoïque. En outre, ce déséquilibre atmosphérique est d’origine humaine : nous sommes à présent devenus une force dominant la nature. L’époque dans laquelle nous vivons est de plus en plus souvent appelée, en termes géologiques, l’Anthropocène, c’est-à-dire « l’Âge des Humains ». Notre espèce, bien que choisie pour être gardienne ou intendante (khalifa) sur Terre, est à l’origine d’une détérioration et d’un désastre tels que nous risquons de mettre un terme au modèle de vie que nous connaissons sur notre planète.

Le rythme actuel du changement climatique ne peut être maintenu, et l’équilibre harmonieux (mīzān) de la Terre pourrait bientôt être perdu.

Étant donné que nous, humains, sommes ancrés dans la structure naturelle du monde, il nous appartient de savourer ses dons. Cependant, ces mêmes combustibles fossiles – qui nous ont particulièrement aidés à atteindre la prospérité actuelle – sont la principale cause du dérèglement climatique. La pollution excessive qu’ils génèrent menace de détruire les dons que Dieu nous a accordés, tels qu’un climat fonctionnel, un air pur, des saisons régulières, et des océans foisonnants de vie. Mais notre utilisation aveugle et exagérée de ces dons n’est pas sans conséquence. Que diront de nous les générations futures héritant d’une planète dégradée ? Comment répondrons-nous de nos actes devant notre Seigneur et Créateur ?

1.4 Le Millennium Ecosystem Assessment (PNUE, 2005), soutenu par plus de 1 300 scientifiques de 95 pays, a constaté que « dans l’ensemble, les humains ont changé les écosystèmes de façon plus significative dans la deuxième moitié du 20e siècle qu’à aucun autre moment de l’histoire humaine… Ces changements ont accru le bien-être humain, mais ont été accompagnés d’une dégradation toujours croissante (de notre environnement) ». « L’activité humaine exerce une pression telle sur les fonctions naturelles de la Terre que la capacité des écosystèmes à maintenir en vie les générations futures est aujourd’hui discutable. »

1.5 Près de dix ans plus tard, et en dépit des nombreuses conférences ayant tenté de parvenir à un accord qui succèderait au Protocole de Kyoto, l’état global de la Terre n’a cessé de se dégrader. Une étude datant de mars 2014 menée par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) – composé de représentants de plus de 100 nations – a établi cinq réalités préoccupantes. En résumé :

  • les écosystèmes et les cultures humaines sont déjà menacés par la modification du climat ;
  • les risques découlant du changement climatique et causés par des événements extrêmes tels que les vagues de chaleur, les précipitations excessives et les inondations côtières sont en hausse ;
  • ces risques sont inégalement répartis, et touchent généralement plus sévèrement les communautés pauvres et défavorisées de tous les pays, à tous les niveaux de développement ;
  • des impacts prévisibles vont nuire à la biodiversité de la Terre, aux biens et services fournis par nos écosystèmes, et à notre économie mondiale dans son ensemble ;
  • les systèmes physiques essentiels de la Terre risquent eux-mêmes de subir des altérations brusques et irréversibles.

Ces avertissements nous amènent à conclure que notre utilisation des ressources naturelles – les sources de la vie sur Terre – présente de graves manquements. Une réévaluation urgente et radicale est nécessaire. En effet, l’humanité ne peut se contenter de l’insuffisance des progrès observés dans toutes les COP (Conférence des Parties – négociations sur les changements climatiques) depuis la publication du Millennium Ecosystem Assessment en 2005, ni de l’impasse actuelle.

1.6 Depuis la (récente) révolution industrielle, les humains ont consommé une grande partie des ressources non renouvelables que la Terre a mis 250 millions d’années à produire – tout cela au nom du développement économique et du progrès humain. La hausse de la consommation par habitant combinée à l’accroissement de la population humaine a des répercussions très inquiétantes. De même, la course à laquelle se livrent actuellement plusieurs Nations pour accéder à des gisements de combustibles fossiles sous la banquise – qui disparaît dans les régions arctiques – produit des effets alarmants. C’est notre propre destruction que nous accélérons à travers ces processus.

1.7 D’éminents climatologues pensent aujourd’hui qu’il est très peu probable d’éviter une hausse de deux degrés centigrades de la température mondiale – hausse considérée comme le « seuil critique » – si nous continuons d’ignorer les faits. D’autres climatologues réputés considèrent que 1,5 degré centigrade est un « seuil critique » plus plausible. Ce seuil correspond au basculement vers un changement climatique catastrophique, qui exposera davantage (de millions) de personnes et d’innombrables autres créatures à la sécheresse, à la famine et aux inondations. Le plus gros tribut de cette catastrophe continuera à être porté par les pauvres, à mesure que la Terre connaîtra une augmentation drastique – amorcée dès le début de la révolution industrielle – des niveaux de carbone dans l’atmosphère.

1.8 Il est alarmant de constater qu’en dépit de tous les avertissements et de toutes les prévisions, le protocole faisant suite à celui de Kyoto, qui aurait dû être mis en place en 2012, a été retardé. Il est essentiel que tous les pays, en particulier les Pays les plus développés, intensifient leurs efforts et adoptent l’approche pro-active nécessaire pour arrêter et, nous l’espérons au final, inverser les dommages déjà causés.

NOUS AFFIRMONS

2.1 Qu’Allah est le Seigneur et Maître (rabb) de tous les êtres.« Louange à Allah, Seigneur de l’univers. » Coran 1, 1Il est l’Unique Créateur – Il est Al-Khāliq.

« C’est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. (…) » Coran 59, 24

« Celui qui a bien façonné tout ce qu’Il a créé. (…) » Coran 32, 7

Rien de ce qu’Il crée n’est sans valeur : chaque chose est créée bi l-haqq, en toute vérité et justice.

« Ce n’est pas par divertissement que Nous avons créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux. Nous ne les avons créés qu’en toute vérité. (…) » Coran 44, 38-39

2.2 Qu’Il englobe toute Sa création – Il est Al-Muhīt.

« C’est à Allah qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah embrasse toute chose (de Sa science et de Sa puissance). » Coran 4, 126

2.3 Nous affirmons que :

  • Dieu a créé la Terre en parfait équilibre (mīzān) ;
  • Par Son immense miséricorde, Il nous a accordé des terres fertiles, un air pur, de l’eau propre et toutes les remarquables choses qui rendent l’existence sur Terre possible et agréable ;
  • La Terre suit des rythmes et des cycles saisonniers naturels : un climat dans lequel les êtres vivants – y compris les humains – prospèrent ;
  • La catastrophe que représente le dérèglement climatique actuel est le résultat de la perturbation de cet équilibre par l’homme :

« Et quant au ciel, Il l’a élevé bien haut. Et Il a établi la balance, afin que vous ne transgressiez pas dans la pesée : donnez (toujours) le poids exact et ne faussez pas la pesée. Quant à la terre, Il l’a étendue pour les êtres vivants. » Coran 55, 7-10

2.4 Nous confirmons la nature originelle (fitra) de la création de Dieu :

« Dirige tout ton être vers la religion exclusivement (pour Allah), telle est la nature qu’Allah a originellement donnée aux hommes – pas de changement à la création d’Allah. Voilà la religion de droiture ; mais la plupart des gens ne savent pas. » Coran 30, 30

2.5 Nous reconnaissons la corruption (fasād) que les humains ont provoquée sur Terre de par leur course effrénée à la croissance économique et à la consommation. Ses conséquences ont entraîné l’actuel changement climatique mondial qui provoque :

• la contamination et la pollution de l’atmosphère, des terres, des eaux intérieures et des mers ;
• l’érosion des sols, la déforestation et la désertification ;
• la destruction, la dégradation, et la fragmentation des habitats des communautés vivant sur Terre, auxquelles s’ajoutent la destruction de certains des écosystèmes les plus productifs et variés biologiquement parlant, tels que les forêts humides tropicales, les zones humides d’eau douce, et les récifs coralliens ;
• la détérioration des avantages et services des écosystèmes ;
• l’introduction d’espèces invasives indigènes et d’organismes génétiquement modifiés ;
• des dommages pour la santé humaine, dont une multitude de maladies modernes.

« La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains ; afin qu’(Allah) leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré ; peut-être reviendront-ils (vers Allah). » Coran 30, 41

2.6 Nous reconnaissons que nous ne représentons qu’une infime partie de l’ordre divin, et pourtant au sein de cet ordre, nous sommes des êtres exceptionnellement puissants. Il est de notre responsabilité d’établir le bien et d’éviter le mal de toutes les manières possibles. Nous reconnaissons aussi que :

• nous ne sommes qu’une espèce parmi la multitude d’êtres vivants avec lesquels nous partageons la Terre;
• nous n’avons aucun droit d’opprimer le reste de la création ou de lui causer du tort;
• l’intelligence et la conscience impliquent le devoir, ainsi que l’exige notre foi, de traiter toutes les choses avec soin, crainte de leur Créateur (taqwa), compassion (rahma) et excellence (ihsan).

« Nulle bête marchant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communauté. (…) » Coran 6, 38
« La création des cieux et de la terre est quelque chose de plus grand que la création des gens. Mais la plupart des gens ne savent pas. » Coran 40, 57

2.7 Nous reconnaissons que nous sommes responsables de toutes nos actions :

« Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra. » Coran 99, 7-8

2.8 À la vue de ces considérations, nous affirmons que notre responsabilité en tant que musulmans est d’agir conformément à l’exemple du Prophète Muhammad (Paix et Bénédictions de Dieu sur lui) qui :

  • a déclaré et protégé les droits de tous les êtres vivants, prohibé de tuer des êtres vivants pour le sport, mené ses compagnons à économiser l’eau même lors des ablutions pour la prière, interdit l’abattage d’arbres dans le désert, ordonné à un homme qui avait pris des oisillons dans un nid de les ramener à leur mère, et quand il est tombé sur un homme qui avait mis feu à une fourmilière, a ordonné : « Éteins-le ! Éteins-le ! » ;
  • a établi des zones inviolables (haram) autour de La Mecque et de Médine, dans lesquelles les plantes endémiques ne pouvaient être abattues ou cueillies et les animaux sauvages ne pouvaient être chassés ou dérangés ;
  • a établi des aires protégées (himas) pour la conservation et l’utilisation durable des pâturages, de la couverture végétale et de la faune ;
  • a vécu une vie frugale, sans excès, sans déchets, et sans ostentation ;
  • a renouvelé et recyclé ses maigres possessions en les réparant ou en les donnant ;
  •  mangeait de la nourriture simple, saine, qui ne comprenait de la viande qu’occasionnellement ;
  • prenait plaisir dans le monde créé ;
  • était, selon les mots du Coran, « une miséricorde pour tous les êtres ».

NOUS APPELONS

3.1 Nous appelons la Conférence des Parties (COP) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et la Réunion des Parties (MOP) au Protocole de Kyoto qui se tiendra à Paris en décembre 2015 à mener leurs discussions vers une conclusion équitable et astreignante, gardant à l’esprit :

  • le consensus scientifique sur le changement climatique, qui est de stabiliser la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêcherait toute perturbation anthropique dangereuse des systèmes climatiques ;
  • la nécessité de fixer des objectifs clairs et des systèmes de contrôle ;
  • les conséquences désastreuses sur la planète Terre si rien n’est entrepris ;
  • l’immense responsabilité qui pèse sur les épaules de la COP au nom de l’Humanité, notamment celle de diriger le reste d’entre nous vers une nouvelle manière d’interagir avec la Terre de Dieu.

3.2 Nous demandons en particulier aux pays nantis et aux États producteurs de pétrole :

  • d’ouvrir la voie en éliminant progressivement leurs émissions de gaz à effet de serre dès que possible et avant le milieu du siècle ;
  • de fournir généreusement un soutien financier et technique aux pays moins bien lotis pour parvenir à une élimination des gaz à effet de serre assez rapidement ;
  • de reconnaître l’obligation morale de réduire la consommation afin que les pays modestes puissent bénéficier des ressources non renouvelables restantes de la Terre ;
  • de ne pas dépasser la limite des « 2 degrés », ou mieux, celle de « 1,5 degré », en gardant à l’esprit qu’il reste les deux tiers des réserves établies de combustibles fossiles dans le sol ;
  • d’opérer une réévaluation de leurs intérêts en délaissant une exploitation de l’environnement contraire à l’éthique, et en axant vers une préservation du milieu naturel et une élévation de la condition des pauvres du monde ;
  • d’investir dans la création d’une économie verte.

3.3 Nous demandons aux peuples de toutes les nations et à leurs dirigeants :

  • de viser à supprimer progressivement les émissions de gaz à effet de serre dès que possible afin de stabiliser les concentrations de ce gaz dans l’atmosphère ;
  • de s’engager urgemment vers une énergie 100 % renouvelable et/ou une stratégie zéro émission, pour atténuer l’impact environnemental de leurs activités ;
  • d’investir dans l’énergie renouvelable décentralisée, qui est le meilleur moyen de réduire la pauvreté et de parvenir à un développement durable ;
  • de réaliser que la poursuite d’une croissance économique démesurée sur une planète limitée et déjà surchargée n’est pas viable. La croissance doit être recherchée à bon escient et avec modération, en insistant sur la priorité d’augmenter la résilience de tous, en particulier des plus sensibles aux impacts – persistants pour de nombreuses années encore – du changement climatique ;
  • d’amorcer un nouveau modèle de bien-être, basé sur une alternative à la référence financière actuelle, qui épuise les ressources, dégrade l’environnement et accroit les inégalités ;
  • de donner la priorité aux efforts d’adaptation avec un soutien approprié aux pays vulnérables dont l’adaptation est délicate, et aux catégories fragiles, notamment les peuples autochtones, les femmes et les enfants.

3.4 Nous appelons les sociétés, la finance, et le secteur des entreprises à :

  • assumer les conséquences de leurs activités à but lucratif, jouer un rôle ostensiblement plus actif, réduire leur empreinte carbone et atténuer les autres formes d’impact sur l’environnement naturel ;
  • s’engager à utiliser de l’énergie 100% renouvelable et/ou à s’engager dans une stratégie zéro émission dès que possible mais aussi à orienter leurs investissements vers les énergies renouvelables ;
  • changer le modèle économique actuel, basé sur une logique d’escalade insoutenable, et à adopter une économie circulaire qui, elle, est entièrement durable ;
  • tenir davantage compte de leurs responsabilités sociales et écologiques, en particulier dans la mesure où ils extraient et utilisent des ressources rares ;
  • participer au désinvestissement de l’économie fondée sur les combustibles fossiles et à faire progresser l’énergie renouvelable ainsi que d’autres alternatives écologiques.

3.5 Nous demandons à tous les groupes de se joindre à nous dans cet effort de longue haleine et nous accueillons avec joie les contributions importantes apportées par d’autres Religions, puisque la réussite profitera à chacun.

« (…) Mais Il veut vous éprouver par ce qu’Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes œuvres. (…) » Coran 5, 48

Si nous offrons le meilleur de nos traditions respectives, une issue favorable à nos difficultés est envisageable.

3.6 Enfin, nous demandons à tous les musulmans où qu’ils soient :

Chefs d’État, dirigeants politiques, communauté des affaires, délégués à la CCNUCC, chefs religieux et universitaires, congrégations de mosquées, fondations et dotations islamiques (awqaf), éducateurs et établissements d’enseignement, leaders de communautés, militants de la société civile, organisations non gouvernementales, secteurs de communication et les médias,

De s’attaquer, dans leurs sphères d’influence respectives, aux habitudes, aux mentalités, et aux causes qui ont entrainé le changement climatique, la dégradation environnementale et la perte de la biodiversité.

Tout en suivant l’exemple du Prophète Muhammad (Paix et Bénédictions sur Lui), il s’agit d’apporter une solution aux défis d’aujourd’hui.

Allah dit dans le Coran : « Et ne foule pas la terre avec orgueil : tu ne sauras jamais fendre la terre et tu ne pourras jamais atteindre la hauteur des montagnes ! » Coran 17: 37

Nous gardons à l’esprit les paroles de notre Prophète (Paix et Bénédictions sur Lui) : « Ce monde est doux et verdoyant, et Allah vous en a confié la régence tout en regardant comment vous agissez. » Hadith rapporté par Mouslim d’Abou Sa’īd al-Khoudrī

Consultez la déclaration originale Islamic Declaration on Global Climate Change